Comment contester un refus de remboursement lié à une mauvaise déclaration ?
Réponse courte
En cas de refus de remboursement de frais professionnels suite à une mauvaise déclaration, le salarié peut contester cette décision par **lettre recommandée adressée à l'employeur.
La contestation ne relève ni du Centre commun ni du Conseil arbitral : le remboursement de frais professionnels est une créance contractuelle, non une prestation de sécurité sociale. Elle se porte, à défaut d'accord, devant le tribunal du travail, aucun préalable de conciliation individuelle n'étant organisé par le Code du travail.
Le fondement du droit se trouve dans le contrat, la convention collective ou l'usage de l'entreprise, l'article L.121-9 du Code du travail posant seulement que l'employeur supporte les risques engendrés par l'activité, le salarié ne répondant que de ses actes volontaires ou de sa négligence grave. La contestation gagne donc à joindre les justificatifs corrigés et à rappeler la règle interne appliquée aux autres salariés. L'action en paiement se prescrit par trois ans (art. L.221-2 CT).
Définition
La contestation d'un refus de remboursement est une procédure légale permettant au salarié de contester formellement la décision de son employeur de ne pas rembourser des frais professionnels. Cette procédure s'inscrit dans le cadre des obligations réciproques entre employeur et salarié, l'employeur étant tenu de rembourser les frais nécessaires à l'exécution du travail.
Questions fréquentes
Conditions d’exercice
Le remboursement de frais professionnels ne relève d'aucun texte spécifique : il se règle sur le contrat, la convention collective ou l'usage, et c'est ce fondement qui commande la contestation.
| Point | Règle | Base légale |
|---|---|---|
| Fondement du droit | Contrat de travail, convention collective ou usage établi dans l'entreprise | Liberté contractuelle |
| Risques de l'entreprise | L'employeur supporte les risques engendrés par l'activité ; le salarié ne répond que de ses actes volontaires ou de sa négligence grave | Art. L.121-9 CT |
| Justificatifs | Pièces originales établissant le caractère professionnel de la dépense | — |
| Forme de la contestation | Écrite, adressée à l'employeur, avec les pièces | — |
| Prescription | Trois ans pour les actions en paiement des salaires de toute nature | Art. L.221-2 CT |
| Juridiction | Tribunal du travail, saisi directement ; aucune conciliation préalable n'est imposée | Nouveau Code de procédure civile, art. 25 et s. |
Modalités pratiques
La forme compte moins que la date : c'est la prescription de trois ans de l'article L.221-2 du Code du travail qui borne l'action, et rien ne l'interrompt qu'une demande en justice.
| Étape | Contenu | Base légale |
|---|---|---|
| Écrit de contestation | Lettre recommandée avec avis de réception, motifs et pièces corrigées | — |
| Pièces | Justificatifs originaux établissant le caractère professionnel de la dépense | — |
| Règle applicable | Contrat, convention collective ou usage de l'entreprise | Liberté contractuelle |
| Argument de fond | L'employeur supporte les risques engendrés par l'activité de l'entreprise | Art. L.121-9 CT |
| Réponse de l'employeur | Aucun délai légal ; une réponse écrite motivée sécurise les deux parties | — |
| Juridiction | Tribunal du travail ; ni le Centre commun ni le Conseil arbitral ne sont compétents | — |
| Prescription | Trois ans pour l'action en paiement des salaires de toute nature | Art. L.221-2 CT |
Pratiques et recommandations
Le fondement du droit au remboursement est le contrat, la convention collective ou l'usage de l'entreprise, pas un article du Code du travail. C'est donc la règle interne appliquée aux autres salariés qu'il faut opposer, plus que l'invocation d'un texte général.
Le dossier gagne à séparer deux questions : la dépense était-elle professionnelle et nécessaire, et la pièce produite le démontre-t-elle. Un refus fondé sur un justificatif incomplet se règle par une pièce rectifiée, sans contentieux.
L'action en paiement se prescrit par trois ans (art. L.221-2 CT). C'est le délai à connaître avant de laisser traîner une réclamation, et il court sur chaque créance séparément.
L'employeur supporte les risques engendrés par l'activité de l'entreprise et le salarié ne répond que de ses actes volontaires ou de sa négligence grave (art. L.121-9 CT) : c'est l'argument de fond à opposer à un refus fondé sur un aléa d'exploitation.
Cadre juridique
| Référence | Objet |
|---|---|
| Art. L.221-2 CT | Prescription triennale de l'action en paiement des salaires et indemnités |
| Art. L.121-9 Code du travail | Charge des risques de l'entreprise : le salarié ne répond que de ses actes volontaires ou de sa négligence grave |
| Art. L.221-2 CT | Prescription de trois ans des actions en paiement des salaires de toute nature |
Note
La charge de la preuve du caractère professionnel des dépenses incombe au salarié. En cas d'échec de la procédure interne, le recours juridictionnel devant le Tribunal du travail reste possible. Une fausse déclaration intentionnelle peut constituer un motif de licenciement pour faute grave.