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Peut-on inclure des coûts liés à la traduction dans un dossier de cofinancement luxembourgeois ?

Réponse courte

Les coûts de traduction sont éligibles au cofinancement luxembourgeois à hauteur de 15% maximum du montant total éligible, sous réserve d'une validation préalable et du respect des conditions définies par l'article L.542-13 du Code du travail luxembourgeois.

Définition

Le cofinancement des traductions couvre les frais engagés pour la traduction professionnelle de documents directement liés à la réalisation d'un projet cofinancé. Ces dépenses sont encadrées par l'article L.542-13 du Code du travail et concernent exclusivement les prestations réalisées par des traducteurs professionnels agréés au Luxembourg.

Conditions d’exercice

Pour être éligibles, les coûts de traduction doivent respecter les conditions suivantes :

  • Être directement liés et nécessaires à la réalisation du projet cofinancé
  • Ne pas dépasser 15% du montant total éligible du projet
  • Faire l'objet d'une validation écrite préalable de l'autorité de gestion
  • Être réalisés par un traducteur professionnel agréé au Luxembourg
  • Respecter les principes de bonne gestion financière (article L.542-11)
  • Se conformer aux règles de mise en concurrence (article L.542-14)

Modalités pratiques

La demande de prise en charge des coûts de traduction nécessite :

  • La soumission d'un dossier détaillé à l'autorité de gestion avant engagement
  • La présentation d'au moins trois devis comparatifs de traducteurs agréés
  • La justification du lien entre les traductions et les objectifs du projet
  • La mise en place d'un système de traçabilité des dépenses
  • La conservation des documents justificatifs pendant 10 ans (article L.542-15)

Pratiques et recommandations

Pour optimiser la gestion des coûts de traduction :

  • Anticiper les besoins en traduction dès la phase de conception
  • Privilégier les traducteurs inscrits au registre du commerce luxembourgeois
  • Établir un calendrier prévisionnel des traductions
  • Mettre en place un suivi budgétaire spécifique
  • Documenter tous les échanges avec l'autorité de gestion

Cadre juridique

Le cadre légal repose sur les textes suivants :

  • Article L.542-11 du Code du travail : Principes de bonne gestion financière
  • Article L.542-13 du Code du travail : Conditions d'éligibilité des coûts de traduction
  • Article L.542-14 du Code du travail : Obligations de mise en concurrence
  • Article L.542-15 du Code du travail : Conservation des pièces justificatives
  • Règlement grand-ducal du 15 mars 2024 relatif aux modalités de cofinancement
  • Circulaire ministérielle 2024/15 sur les dépenses éligibles

Note

L'absence de validation préalable des coûts de traduction par l'autorité de gestion entraîne automatiquement leur inéligibilité lors du contrôle financier, sans possibilité de régularisation ultérieure.

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