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Quelles garanties pour les travailleurs en situation de handicap en mobilité ?

Réponse courte

Les travailleurs en situation de handicap bénéficient de garanties spécifiques lors de leur mobilité professionnelle, notamment le respect de leurs limitations fonctionnelles et la mise en place d'aménagements raisonnables adaptés à leurs besoins (article L.241-1 du Code du travail). Toute mobilité doit être précédée d'une évaluation individualisée, en concertation avec le salarié, le médecin du travail et, si besoin, l'Agent à l'inclusion.

L'employeur doit s'assurer que la mobilité n'aggrave pas la situation du handicap et ne constitue pas une discrimination (article L.251-1). En cas de mutation géographique, les frais supplémentaires liés au handicap doivent être pris en charge. Le refus d'une mobilité incompatible avec le handicap ne peut justifier une sanction ou un licenciement.

Définition

Le travailleur en situation de handicap est une personne dont l'aptitude au travail est réduite de façon durable, reconnue par une décision de la Commission médicale compétente, conformément à l'article L.541-1 du Code du travail. La mobilité s'entend ici comme tout changement de poste, de lieu de travail ou de conditions de travail, pouvant impliquer une clause de mobilité contractuelle.

Conditions d’exercice

La mobilité d'un travailleur en situation de handicap est encadrée par des obligations renforcées.

Obligation Détail
Aménagements raisonnables Respect de l'article L.241-1 du Code du travail
Évaluation préalable Concertation avec le médecin du travail et, le cas échéant, l'Agent à l'inclusion
Non-aggravation La mobilité ne doit pas aggraver la situation du handicap
Non-discrimination Interdiction de discrimination directe ou indirecte (art. L.251-1)
Refus protégé Le refus d'une mobilité incompatible ne peut constituer un motif de sanction

Modalités pratiques

La mise en oeuvre de la mobilité d'un travailleur handicapé nécessite des mesures adaptées.

Action Détail
Consultation Consulter le salarié concerné et solliciter l'avis du médecin du travail
Aménagement du poste Adapter horaires, outils de travail, accessibilité, modalités de transport
Frais supplémentaires Prise en charge des frais liés au handicap en cas de mutation géographique
Délai Mise en oeuvre sans retard indu des aménagements raisonnables
Notification Décision motivée et notifiée par écrit au salarié
Documentation Traçabilité des démarches d'information, consultation et adaptation

Pratiques et recommandations

Intégrer systématiquement l'évaluation des besoins liés au handicap dans toute procédure de mobilité interne permet de prévenir les risques juridiques. L'employeur doit documenter les démarches d'information, de consultation et d'adaptation afin de garantir la traçabilité des mesures prises. La formation des responsables hiérarchiques à la gestion du handicap et à la non-discrimination est un facteur de sécurisation juridique. En cas de doute sur la compatibilité d'une mobilité, il convient de solliciter l'avis écrit du médecin du travail et, si nécessaire, de l'Agent à l'inclusion.

Cadre juridique

Référence Objet
Art. L.541-1 du Code du travail Reconnaissance du handicap
Art. L.241-1 du Code du travail Aménagement raisonnable
Art. L.251-1 du Code du travail Interdiction de discrimination
Art. L.321-1 et s. du Code du travail Médecine du travail et prévention
Jurisprudence nationale Obligation renforcée de justification et de proportionnalité

Note

Veillez à anticiper toute mobilité par une analyse individualisée et à formaliser chaque étape du processus afin de limiter le risque contentieux lié à la discrimination ou au défaut d'aménagement raisonnable.

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