← Article précédent
Télécharger en PDF
Article suivant →

Quelles données doivent figurer dans le rapport de transparence salariale ?

Réponse courte

Le rapport de transparence salariale doit contenir sept catégories de données définies par l'article 9 de la directive européenne 2023/970. L'employeur doit communiquer les écarts de rémunération moyens et médians entre femmes et hommes, tant sur le salaire de base que sur les composantes variables.

La proportion de bénéficiaires des composantes variables par sexe et la répartition par quartiles de rémunération complètent le dispositif. Chaque indicateur doit être ventilé par catégories de travailleurs avec distinction entre salaire de base et éléments variables. Ces données doivent être exprimées en rémunération annuelle brute et en rémunération horaire brute correspondante pour permettre les comparaisons entre temps plein et temps partiel.

Définition

Les données du rapport de transparence salariale désignent l'ensemble des informations chiffrées obligatoires que les employeurs luxembourgeois devront collecter et communiquer pour démontrer leur respect de l'égalité des rémunérations entre femmes et hommes.

Ce tableau de bord statistique repose sur des définitions harmonisées au niveau européen.

Conditions d’exercice

Les obligations de reporting varient selon la taille de l'entreprise et suivent un calendrier échelonné.

Critère Détail
250+ salariés Rapport annuel à partir du 7 juin 2027
150 à 249 salariés Rapport triennal à partir du 7 juin 2027
100 à 149 salariés Rapport triennal à partir du 7 juin 2031
Période de référence Année civile précédente
Validation Par la direction après consultation des représentants du personnel
Transmission À l'organisme de surveillance national et aux salariés sur demande

Modalités pratiques

L'article 9 de la directive impose sept catégories d'informations obligatoires à calculer et communiquer.

Étape Détail
Écart moyen global Différence entre les salaires moyens des femmes et des hommes, en pourcentage du salaire moyen masculin
Écart des composantes variables Même calcul limité aux éléments variables (primes, commissions, avantages en nature)
Écart médian global Différence entre le salaire médian des femmes et des hommes, en pourcentage du salaire médian masculin
Écart médian des variables Même calcul pour les seules composantes variables de rémunération
Proportion de bénéficiaires Pourcentage de femmes et d'hommes bénéficiant de composantes variables ou complémentaires
Répartition par quartiles Proportion de femmes et d'hommes dans chacun des 4 groupes égaux de rémunération
Écart par catégories Écart pour chaque catégorie de travailleurs avec distinction salaire de base et composantes variables

Pratiques et recommandations

Auditer la qualité et la complétude des données RH disponibles avant de produire le premier rapport, en harmonisant les définitions entre les différents systèmes d'information.

Respecter les méthodologies européennes standardisées pour le calcul des indicateurs, en utilisant la formule rémunération moyenne hommes moins rémunération moyenne femmes divisée par la rémunération moyenne hommes.

Définir les catégories de travailleurs de manière objective et non discriminatoire, en concertation avec les représentants du personnel, sur la base des compétences, du niveau de responsabilité et des conditions de travail.

Enrichir volontairement le rapport avec des indicateurs complémentaires comme l'évolution des promotions par sexe ou le suivi des congés parentaux.

Éviter les catégories trop larges qui diluent l'analyse ou trop étroites qui empêchent l'anonymisation.

Cadre juridique

Référence Objet
Directive (UE) 2023/970 Article 9 paragraphes 1 à 10 : les 7 catégories d'informations obligatoires
Art. 3 de la directive Définitions techniques (rémunération, écart, quartiles, catégories)
Art. 9.7 de la directive Communication à l'autorité chargée de compiler les données
Art. 9.9 de la directive Fourniture aux travailleurs et représentants du personnel
RGPD (UE) 2016/679 Anonymisation obligatoire pour éviter l'identification individuelle
Art. L.225-1 à L.225-5 Égalité salariale dans le Code du travail luxembourgeois

Note

Ces sept catégories de données constituent le socle minimal imposé par la directive. La qualité des données collectées conditionnera l'efficacité du dispositif de transparence salariale et la capacité de l'entreprise à identifier les inégalités. Les obligations décrites dans cette fiche sont issues de la directive (UE) 2023/970 et entreront en vigueur sous réserve de la transposition en droit luxembourgeois avant le 7 juin 2026.

Pixie vous propose aussi...